Vers la fin du management de reporting : faut-il remettre l’Homme au cœur de la stratégie d’entreprise ?

Taylor est mort, vive Taylor ?

Les dernières décennies ont vu les cost killers devenir les rois du business. Evidemment, l’avènement d’un capitalisme financier, la tertiarisation de l’économie et l’accélération des mouvements de concentration ont rendu indispensables les politiques d’optimisation des coûts et de standardisation de l’organisation du travail.

Dans cette nouvelle donne économique et face à une mise en concurrence mondialisée du travail, celui-ci a été perçu comme une variable peu fiable. D’où  la définition d’indicateurs en tous genre pour le contrôler, la mise en place de process standardisés ne laissant plus guère la place à l’autonomie, à la créativité, à l’initiative.

Les chiffres, eux, ne mentent pas. Ils viennent justifier une retaylorisation du travail.

La confiance en entreprise et le renouveau des pratiques managériales

La confiance en entreprise et le renouveau des pratiques managériales 

La Rédaction Analyses Experts : Le 24 novembre prochain, un auteur se verra attribué le « Stylo d’or  2011 » parmi une sélection de 6 ouvrages. Quatre ouvrages ont particulièrement retenu notre attention :

  • Lost in management (François Dupuy) dresse un constat assez noir de l’organisation managériale des entreprises. À travers une étude très poussée (18 enquêtes et 800 interviews), il montre comment les entreprises perdent peu à peu le « contrôle d’elles-mêmes ». En cause, une retaylorisation et une parcellisation du travail associées à une augmentation contre-productive des systèmes de contrôle et de reporting. F. Dupuy montre comment cette évolution a généré une perte de contrôle et une dilution des responsabilités au sein des organisations qui obèrent ainsi leur capacité à s’adapter à leur environnement.

Se libérer des fausses bonnes intentions pour renouveler son management

 

Comment expliquer que des entreprises comme Atari, General Motors ou Fluor soient passées du rang d’entreprises visionnaires à celui de dinosaures, certaines n’ayant même pas survécu, tandis que Toyota ou Microsoft restent leaders dans leurs domaines d’activité et qu’Apple ou Dell ont su renaître de leurs cendres ?

Contrairement à leurs concurrents, toujours préoccupés par la division du travail, la réduction des coûts, les contrôles qualité, ces entreprises ont su adopter un principe d’innovation managériale continu afin de s’aligner sur les évolutions de leur environnement.

Le management relationnel : du management rationnel à l’innovation managériale

Faire le pari de l’intelligence relationnelle : qu’avons-nous à y gagner ?

Depuis le changement de direction, il y a 2 ans, au sein de l’entreprise de conseil et d’ingénierie en système d’information Novafair, il règne un climat plutôt  » bienveillant « ,  » positif « , voire  » serein  » pour reprendre quelques unes des expressions des salariés illustrant les résultats de la dernière étude de climat interne. Novafair est aujourd’hui une entreprise en croissance où il fait bon travailler.

Revenons 2 ans en arrière, Novafair connaissait une situation économique difficile, avec une organisation pyramidale, un système de management axé  » objectifs  » avec des méthodes de travail et des processus internes uniformes et contraignants où la culture du reporting régnait en maître.
Résultats 
: un climat interne morose, des managers considérés comme des  » petits chefs « , un taux d’absentéisme représentant près de 10 % de l’effectif et un sentiment général d’immobilisme.