Débordé, sous l’eau …. le stress technologique vous rattrape !

[vc_row][vc_column width= »1/1″][vc_column_text]Ariane Oclin est spécialiste de la gestion du stress et des relations interpersonnelles.Intervenante EFE, elle anime la formation « Concevoir et animer une présentation PowerPoint », « Maîtriser son stress pour améliorer ses performances » et «Les fondamentaux de l’efficacité professionnelle»

Combien de fois dans une semaine entendons-nous l’un ou l’autre de nos collègues ou collaborateurs s’exprimer de la sorte : « je craque, je suis noyé, débordé ! ». Ce stress chronique semble se développer parallèlement à l’extension de l’usage des nouvelles technologies dans notre quotidien professionnel : smartphones, tablettes etc. Si celles-ci en effet nous permettent d’améliorer nos performances professionnelles (réactivité, mobilité…), leur omniprésence nous oblige à une perpétuelle adaptation dans l’urgence.
Ce qui nous ramène à la définition même du stress : réaction physiologique d’adaptation de l’individu à tout changement, toute nouvelle pression apparaissant dans son environnement. Jusqu’à un certain point, dit « optimum », au-delà duquel, non seulement nos performances diminuent, mais de plus, notre corps ne suit plus.

C’est alors qu’apparaissent maux de tête, difficultés d’endormissement, irritabilité voire irascibilité, autant de symptômes qui nous poursuivent parfois tard dans la journée, sans que nous agissions sur la cause.

S’il y a lieu de se réjouir des bénéfices évidents des technologies de communication électroniques, il apparaît de plus en plus nécessaire d’en rationaliser l’usage si nous ne voulons courir le risque d’un « sur-stress » menant parfois au « burn-out ».

  • Il est vrai que les outils numériques dont nous sommes dotés nous permettent de nous adapter plus vite et mieux aux exigences du monde qui nous entoure : en ce sens, ils peuvent limiter notre stress et améliorer nos performances. Ainsi, nous ne courons plus le risque de nous perdre en ville, ce qui est rassurant ; nous pouvons travailler à distance, ce qui limite la fatigue, et nous tenir au courant des informations importantes pour notre travail, ce qui limite les erreurs ; ces technologies nous permettent de rester en contact avec nos différentes tribus (personnelles, et professionnelles) en permanence, ce qui donne également du sens à notre trajectoire.
  • Cependant, leur usage trop fréquent en fait des activateurs de stress, nous amenant à dépasser notre point optimum, pour atteindre dans certains cas malheureux, le burn-out. La fréquence des interruptions liées à l’arrivée des mails, des tweets ou des sms, dont beaucoup se plaignent, représente une sur-stimulation du cerveau, épuisante à la longue. .A chaque fois, le cerveau doit se reprogrammer pour reprendre l’action en cours, quand il ne doit pas générer une réponse « adaptée » sur le champ.Selon l’enquête Baromètre Stress (Opinion Way, 2012), 85% des salariés interrogés estiment que ces outils réclament un temps de réponse toujours plus court, qu’ils accroissent le volume d’informations à traiter (83%) et engendrent un nombre croissant de tâches à traiter en dehors des horaires et lieux de travail (75%). La violence de certaines informations et de certains messages entretient également une tension permanente de l’individu, tant au niveau psychologique que physiologique : le cerveau réagissant de la même manière au virtuel ou au réel, il stimule alors incessamment les glandes surrénales, productrices des hormones de stress. Des phénomènes d’addiction à ces objets apparaissent in fine : l’oubli ou la perte de ceux-ci devient insupportable, on n’allume plus une cigarette en sortant du cinéma, mais…son smartphone compulsivement
  • Nous devons donc apprendre à gérer l’usage de ces outils pour gérer notre stress, les utiliser pour améliorer nos performances sans nous épuiser. Des pistes (à choisir en fonction de ses contraintes et envies) : regarder ses mails à heures fixes et non plus tout au long de la journée ; éduquer nos interlocuteurs à ne pas recevoir de réponse immédiate (s’en servir pour réfléchir avant de répondre à partir de l’ordinateur) ; disposer de deux numéros : l’un professionnel, l’autre personnel, afin de profiter pleinement de moments de détente ; désactiver la fonction mail en vacances ; et, -pourquoi pas ?-, s’autoriser à tout débrancher pendant une semaine de congés…Mieux vaut prendre les devants, afin d’éviter le pire : le burn-out, dont le traitement suppose souvent l’arrêt pur et simple de tout recours à ces modes de communication pendant plusieurs mois !

[/vc_column_text][dt_quote type= »blockquote » font_size= »normal » background= »fancy » animation= »none »]oclinAriane Oclin est consultante-formatrice depuis 10 ans, spécialiste de la gestion du stress et des relations interpersonnelles. Diplômée de Sciences-Po Paris, son parcours de sportive lui a permis de se former aux différentes approches, cognitives et corporelles, de la gestion du stress. Intervenante EFE, elle anime la formation « Concevoir et animer une présentation PowerPoint », « Maîtriser son stress pour améliorer ses performances » et «Les fondamentaux de l’efficacité professionnelle»[/dt_quote][/vc_column][/vc_row]