Mieux se concentrer : l’entraînement qui marche !

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Stéphanie Marécaux est sophrologue, formatrice en communication/développement personnel depuis huit ans, et ancienne journaliste experte en Santé/Bien-être. Chez EFE, elle anime les formations : « Lâcher prise et prendre du recul » , «Prévenir les maux de bureau» « Développer son intelligence émotionnelle » et « Gagner en estime de soi pour atteindre ses objectifs ».

1 – La Rédaction Analyses Experts – Qu’appelle-t-on concentration ? En quoi est-elle utile au travail ?

La concentration repose sur cette capacité à focaliser notre attention sur une tâche précise, un objet ou une personne, malgré les nombreuses sollicitations. Or, dans notre société hyper connectée, et particulièrement au travail, la tendance à la dispersion est grande. Les réseaux sociaux, les mails, les diverses applications sur smartphone… Toutes ces distractions perturbent en permanence notre attention, nous sortent du champ de la concentration et amenuisent notre efficacité.

Par ailleurs, dans une société qui prône la rapidité et l’immédiateté, certains imaginent que nous pouvons faire deux choses à la fois (écouter un intervenant en réunion tout en répondant au mail d’un client…). Or cela n’est pas productif du tout, hormis si l’une des deux tâches est automatisée.

2 – La Rédaction Analyses Experts – Peut-on se concentrer rapidement ?

Des techniques, issues de la sophrologie notamment, aident à s’ancrer dans le moment présent et à porter son attention vers sa respiration et ses sensations. Et lorsque des pensées surgissent, il ne s’agit pas de s’y attarder (une pensée en amenant une autre) ni de les rejeter, mais de laisser filer ces pensées pour ramener son attention vers sa respiration et son corps. En clair, j’observe mes pensées qui défilent et disparaissent avant d’être « capturé » par elles et d’être sous le joug d’un bavardage mental incessant.

Au départ, cet apprentissage n’est pas simple, mais avec un peu de pratique, la capacité de concentration s’améliore.

3 – La Rédaction Analyses Experts – Comment faire fi de tous les éléments possiblement perturbateurs en entreprise : bruits, stress, interruptions, imprévus…

Aussi étrange que cela puisse paraître, je conseille de ne pas vouloir « lutter contre » ces distracteurs mais de « composer avec ». Un exercice consiste à travailler son ancrage corporel pour ne pas s’éparpiller et de se concentrer sur sa respiration, sans se crisper. Cela permet entre autres de retrouver son calme et de faire baisser la pression. Puis, on envisage les bruits qui nous parviennent comme un décor sonore. Ces sons proches ou lointains ne nous impactent pas car nous choisissons de (re)diriger notre attention, aussi souvent que nécessaire, vers ce mouvement de va-et-vient qu’est notre respiration.

Une autre technique abordée pendant la formation consiste à se visualiser dans une bulle et d’y intégrer tout ce qui est utile pour accomplir sa tâche. Et de laisser à l’extérieur de la bulle tout ce qui paraît accessoire et source de perturbations. Durant cet exercice, nous ne sommes pas complètement coupés du monde extérieur, nous pouvons entendre, voir… mais nous restons centrés et recentrés, donc concentrés sur notre tâche.

4 – La Rédaction Analyses Experts – Avez-vous un conseil pour se remobiliser rapidement ?

Pendant la formation, le participant s’entraîne aussi à se concentrer sur un objet neutre (un stylo, par exemple) pendant 1 mn. Cela peut aider à remobiliser l’attention. Mais, j’insiste : n’oublions pas que nous ne sommes pas des robots. Il est bon d’écouter notre corps et de se ménager des sas de décompression. S’accorder des pauses est essentiel pour recharger les batteries et s’aérer la tête. Il en va de notre capacité à nous (re)concentrer, donc de notre efficacité, mais aussi de notre santé mentale et physique !

5 – La Rédaction Analyses Experts – Comment gagner en attention dans ses tâches répétitives ?

Il est important de respecter son rythme biologique et de repérer, durant sa journée de travail, ses phases de concentration optimale et minimale. Bien sûr, celles-ci peuvent varier d’un individu à l’autre, mais en moyenne, les principales phases de concentration minimale se situent entre 12h et 16h. C’est donc après le déjeuner que je conseille d’utiliser ces périodes de basse intensité pour les tâches automatiques.[/vc_column_text][dt_quote]marecaux-e1397745819205Stéphanie Marécaux, sophrologue, formatrice en communication/développement personnel depuis huit ans, et ancienne journaliste experte en Santé/Bien-Etre. Formée aux techniques théâtrales (Cours Florent) et certifiée en PNL, elle se passionne pour la qualité de vie au travail et accompagne des collaborateurs et managers dans le cadre de missions formation/coaching. Partenaire d’EFE, elle anime les formations :, « Lâcher prise et prendre du recul » et «Prévenir les maux de bureau» « Développer son intelligence émotionnelle », « Gagner en estime de soi pour atteindre ses objectifs » .[/dt_quote][/vc_column][/vc_row]