Prise de parole en public : trois clés pour accrocher son audience !

Prise de parole en public

Il vous est certainement déjà arrivé de vous ennuyer à mourir lors d’une conférence tant l’intervenant était soporifique…inodore et incolore.

Lors de l’annonce du tournant stratégique d’un grand groupe, la direction avait réuni tous les grands clients et prospects de l’entreprise. Il y avait près d’un millier de personnes dans la salle. Le suspense avait été soigneusement entretenu et la curiosité du public était à son comble, car on leur avait annoncé un éminent spécialiste en stratégie et conduite du changement…

Le speaker s’avança sur la scène et démarra sa présentation. Terne, ne souriant pas, ne regardant pas son public, il lisait son texte et alignait des chiffres du passé, d’une voix monocorde. L’auditoire ne comprenait pas où il voulait en venir. Que cherchait-il à communiquer ? Dans la salle, les gens murmuraient, commençaient à avoir des conversations privées, certains sortaient …
Ce fut un véritable échec, non seulement l’intervenant n’avait pas réussi à « accrocher » son public mais pire encore, il avait dès le départ perdu toute crédibilité. Ce fut un double fiasco pour l’entreprise qui l’avait missionné car il avait facturé très chère son intervention !

L’exemple est exceptionnel mais il reflète un genre de situations qui se produisent chaque jour au cours de réunions, de séminaires et événements qui rassemblent des équipes ou des clients.

Pourtant nous détenons tous en nous les ressources pour réussir une intervention en public, pour créer le lien avec notre public et établir notre crédibilité. Le charisme existe potentiellement en chacun de nous et je vais vous donner trois clés essentielles.

 

« FAIRE DE NOTRE VOIX UN ATOUT ET UN OUTIL »

Ce qui frappait chez cet intervenant, c’était son ton de voix monocorde, insipide, un peu faible qui a rapidement provoqué l’ennui. Elle ne transmettait aucune énergie et n’utilisait pas les nuances dont la plupart des voix sont pourtant naturellement pourvues. Dans les formations sur la communication que j’anime, je propose de commencer un travail sur la voix de façon à lui conférer plus de relief et à en utiliser toutes les facettes pour capter immédiatement l’auditoire. Je prends le temps de faire répéter encore et encore mes stagiaires : des sons venant du bout de la bouche, du fond de la gorge, du sommet du crâne et du thorax. Ils découvrent ainsi leur voix de tête, ses aigus et ses graves. Ils sont surpris de découvrir jusqu’où peut aller leur voix dans ces deux extrêmes. Ils apprennent à respirer vraiment, à faire de leur souffle un outil puissant (de communication et de réduction du stress), à pauser des silences tout en s’appuyant sur une posture solide et bien ancrée.

Les stagiaires sont surpris d’obtenir un résultat qu’ils qualifient d’incroyable (à leurs yeux mais pas aux miens !). Ils se voient et s’écoutent via les vidéos que j’ai prises d’eux à chaque étape du travail, et les changements sont réels, concrets et surtout sources de confiance en soi.

La voix non maîtrisée, neutre, insécurisée, stressée … appartient alors au passé, j’ai devant devant moi des personnes qui jouent très consciemment du timbre, du volume et du rythme de leur voix et qui en font une ressource pour toucher leur public (les autres stagiaires).

Souvent ils découvrent une chose essentielle : leur voix d’avant était obligatoirement inexpressive car elle n’était soutenue ni par des émotions, ni par des sensations, ni cette intention de « toucher » leur public, ce qui devient possible quand on s’attache à rester « authentiques », à ne pas jouer un rôle qui n’est pas le nôtre. Car il n’y a que lorsqu’on est vrai qu’on atteint notre auditoire par notre discours.

 

« UTILISER LE STORYTELLING POUR LAISSER UNE EMPREINTE MEMORABLE»

Quand nous écoutons un intervenant sur la scène d’un événement quel qu’il soit, il nous arrive de devoir lutter pour ne pas décrocher tant le discours est factuel, dénué de passion, d’émotion, de surprise, de « vécu ». Et puis … nous abandonnons, notre esprit part ailleurs.
Pour tenir en haleine nos auditeurs, les captiver, les entraîner et même les persuader, il faut parfois accepter de mettre un moment de côté notre partie cartésienne, celle qui sait démontrer par les faits, les chiffres et la logique et solliciter alors plus souvent notre intelligence émotionnelle pour la mettre au service d’un don à développer : l’art de raconter des histoires.

Beaucoup n’ont pas conscience du pouvoir de l’histoire comme moyen efficace pour influencer ou convaincre ses interlocuteurs bien plus que l’approche purement rationnelle. Les grands leaders charismatiques le savent et ne se privent pas d’utiliser cet art (voir des exemples) pour emmener et faire adhérer des milliers de personnes.

Ce qui est normal car … raconter une histoire est le mode de communication le plus en phase avec la façon dont s’organise notre pensée. En effet, ce sont les observations auxquelles nous donnons un sens que nous inscrivons le plus fortement dans notre mémoire. Or l’histoire créé du sens, en mettant en scène des faits et en créant une cohérence entre les divers éléments qui la composent.

Il est important de considérer qu’utiliser les émotions dans le monde professionnel n’est pas signe de faiblesse, c’est juste l’expression qu’on est vivant et qu’on ressent des choses, et cela est lié à la passion, à l’enthousiasme, à la tristesse de partager une défaite ou la joie de partager un succès et l’énergie collective qui en découle.

Raconter une histoire permet d’exprimer ce que l’on ressent de façon métaphorique, tout en faisant appel à tous les sens de son public si l’on s’attache à décrire les couleurs, les odeurs, les bruits, les sensations, … c’est un moyen efficace pour faire passer des messages car il permet à nos interlocuteurs de visualiser la scène, ils sont alors immergés par notre récit et s’en souviennent.

« CRÉER UNE RELATION MAGIQUE AVEC NOTRE PUBLIC »

Dans chacune de mes formations sur la communication, je consacre une séquence sur le charisme, car c’est une qualité qu’énormément de personnes « rêvent » de posséder. Et je leur rappelle alors que cela n’est pas un don réservé à quelques élus. Tout le monde peut s’approprier et projeter cette image puissante d’un charme spécial, d’une personnalité qui marque et laisse une empreinte dont on se souvient de façon positive.

Je les amène alors à prendre conscience que ce charme spécial, cet « aura » ou ce magnétisme repose avant tout sur cette qualité qu’est l’authenticité et qui implique de bien se connaître, d’être soi et de ne pas jouer un rôle même en contexte professionnel. Charme et charisme sont étroitement liés, l’un ne va pas sans l’autre ; il faut ces deux qualités pour dégager cette présence magnétique, ce mélange de prestance et d’efficacité qui permet d’établir un lien proche avec les autres.   Le travail que j’effectue avec mes clients et stagiaires leur permet de développer ces deux qualités, il leur fait découvrir quelque chose d’incontournable : l’intelligence relationnelle, ce ‘champ magnétique’ que nous établissons avec nos interlocuteurs, nos équipes, notre public, nos proches.
Une « présence authentique » libère automatiquement la présence, l’authenticité mais aussi la créativité des autres et favorise l’invention commune. L’authenticité peut donner naissance à de nouvelles perspectives qui ont pour noms idées, intuition, solutions, décisions … confiance et adhésion.

 

Peur de prendre la parole en public ? Découvrez nos formations

 

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 C’est au sein d’entreprises high-tech américaines que Catherine Lafarge construit pendant plus de vingt ans une solide expérience, en France comme à l’international, à des postes opérationnels de management, de ventes et de partenariats à haut niveau.Elle y a développé son expertise en matière de négociation et de communication. Elle anime chez EFE la formation « Les bases de la prise de parole en public ».

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