La VAE : une voie d’accès pas comme les autres !

Contrairement aux idées reçues, le processus de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) n’est pas une façon « facile » d’obtenir un diplôme, ni un travail insurmontable. L’investissement nécessaire est grand et le niveau de compétence demandé est le même qu’en passant par la formation initiale ou continue. Souvent considéré comme à mi-chemin entre le bilan de compétences et la formation continue, la VAE est un processus à part entière. Pour réussir sa VAE, le plus important est peut-être de bien comprendre son fonctionnement et de s’y préparer !

 

Qu’est-ce que la VAE ?

La VAE est une voie d’accès à un diplôme, un titre ou un Certificat de Qualification Professionnelle inscrit au Répertoire National de Certification Professionnelles (RNCP). C’est-à-dire qu’au même titre que la formation (initiale ou continue), la VAE permet d’obtenir une certification reconnue par tous. La seule condition pour y accéder est de justifier d’une année d’expérience professionnelle en rapport direct avec la certification visée.

Concernant la procédure, vous pouvez vous référer au site officiel www.vae.gouv.fr, qui est très bien fait. En résumé, après avoir choisi la certification visée, il s’agit d’une première étape plutôt administrative, la recevabilité. Celle-ci permet de justifier de votre ou vos années d’expérience professionnelle.

La deuxième étape consiste à se préparer à l’évaluation finale.  Il s’agit cette fois de rédiger un dossier retraçant l’expérience professionnelle du candidat. Ce dossier devra également faire la démonstration concrète du rapport entre la certification visée et les compétences du candidat par la description et l’analyse de situations choisies.

L’évaluation finale consiste en une présentation du dossier et/ou d’une mise en situation professionnelle suivie d’un entretien avec un jury. Cette dernière aboutie à une validation totale, partielle ou un refus de validation.

 

Pourquoi choisir la VAE ?

Qu’il s’agisse d’un projet de reconversion, de retour à l’emploi, d’évolution professionnelle ou simplement pour faire reconnaître son expérience professionnelle, la VAE donne la possibilité à ceux qui le souhaite de faire valoir leurs compétences en fonction de leur projet professionnel.

L’expérience professionnelle des individus n’est pas toujours en lien avec le niveau, voir le domaine, de certification de ceux-ci. Les aléas de la vie professionnelle ou personnelle font que cet écart est plus ou moins grand en fonction des parcours de chacun. C’est à cet endroit que la VAE permet de faire valoir ces compétences acquises « sur le tas » par la certification.

 

La place de l’accompagnement dans procédure de VAE

Une des spécificités de la VAE est la possibilité de bénéficier d’un accompagnement collectif ou individualisé. Ce dernier est facultatif. Malgré tout, qu’il s’agisse d’un besoin méthodologique, de structuration ou d’information, il reste grandement recommandé.

L’accompagnement intervient généralement après la recevabilité du dossier jusqu’à la date de l’évaluation finale. En cas de validation partielle, l’accompagnement peut se prolonger. Certains organismes proposent un « pré-accompagnement » visant la constitution du dossier de recevabilité mais celui-ci n’est pas pris en charge par les organismes de financement (OPCA, Pôle Emploi, Région, …).

L’accompagnement peut prendre différentes formes. Chaque organisme d’accompagnement a son propre programme ce qui fait que chaque candidat peut choisir l’organisation la plus adaptée à son besoin. L’accompagnement peut être collectif, individuel ou mixte. Il peut se faire en présentiel ou à distance et varie en moyenne entre 10 et 40 heures en fonction des besoins. Son contenu est avant tout méthodologique et amène le candidat à décrire ses expériences de façon formalisée et les prépare à l’évaluation finale.

 

La VAE : qui est concerné ?

La VAE est accessible à toute personne en mesure de justifier d’une année d’expérience professionnelle en lien avec la certification visée. Elle s’adresse aussi bien aux salariés, aux indépendants qu’aux demandeurs d’emploi. Bien sûr, en fonction du niveau de qualification et de l’expérience de chacun, cette voie d’accès est plus ou moins pertinente. C’est à chaque candidat de définir avant de se lancer dans la procédure si, à ces yeux, son expérience répond aux attendus de la certification choisie. Les compétences attendues sont présentes dans les référentiels de chacune des certifications et disponibles auprès des organismes les délivrant. Il s’agit là de choisir avec soin la certification que l’on vise en fonction de son expérience et de son projet professionnel.

Enfin, la VAE est en grande partie un travail de rédaction. En moyenne, pour un Bac +3/5, il s’agit de 80 à 100 pages à rédiger. Il est important que les potentiels candidats se posent les questions suivantes : « Est-ce que je sais rédiger ? », « Est-ce que j’aime ça ? ».

 

La VAE est une voie d’accès à la certification très individuelle et individualisée. C’est-à-dire qu’elle demande un investissement personnel important du fait que le candidat, même s’il est accompagné, gère sa production par lui-même. En revanche, ce fonctionnement permet à chacun de s’organiser en fonction de ses obligations. D’autre part, tant dans le choix du diplôme que dans le contenu du dossier rendu, le candidat part de son expérience professionnelle pour valoriser et justifier ses compétences pour obtenir la certification visée. Partir de soi permet de se pencher sur ses réussites et ses difficultés, de faire un point sur ses expériences et, comme certains anciens candidats peuvent le dire, de « redynamiser » sa vie professionnelle.

 

 

[dt_quote font_size= »normal » background= »fancy »]Lydia Serinelli a commencé sont parcours professionnel en tant que chargée de formation et d’accompagnement VAE. Elle fait aujourd’hui partie de l’équipe du département Softskills au sein d’EFE. Elle collabore à la création de l’offre et vous suit dans vos parcours de formation.[/dt_quote]