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Les neurosciences facilitent votre apprentissage !

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Written by lserinelli

L’apprentissage est la principale activité de notre cerveau. Apprendre c’est vouloir agréger des comportements nouveaux et enrichir en permanence son fond cognitif. Contrairement aux idées reçues qui nous font croire que nous naissons avec un capital cognitif difficile à faire évoluer, les recherches sur le fonctionnement cérébral confirment une plasticité neuronale.

Comprendre le fonctionnement de notre cerveau pour développer ses capacités ? Les recherches en neurosciences apportent régulièrement de nouvelles réponses afin de faciliter notre apprentissage…

Mais avant tout, qu’est-ce qu’« apprendre » ?

L’apprentissage est la principale activité de notre cerveau. Apprendre c’est vouloir agréger des comportements nouveaux et enrichir en permanence son fond cognitif. Contrairement aux idées reçues qui nous font croire que nous naissons avec un capital cognitif difficile à faire évoluer, les recherches sur le fonctionnement cérébral confirment une plasticité neuronale. Ainsi, rien ne serait figé, et bonne nouvelle, l’homme disposerait d’une capacité inouïe à progresser. Stanislas Dehaene, chercheur en neurosciences explique : « Qu’on soit né en banlieue ou dans le XVIe, notre cerveau a le même potentiel ». Et ça c’est une vraie bonne nouvelle ! Le potentiel dépendrait de l’appétence de chacun à la découverte et de la capacité à élaborer des connexions entre soi et le monde extérieur.

Toujours concernant cette notion d’apprentissage, le petit Larousse nous parle « d’un ensemble de processus de mémorisation mis en œuvre par l’animal ou l’homme pour élaborer ou modifier des schèmes comportementaux spécifiques sous l’influence de son environnement et de son expérience. »

 

Quels sont les mécanismes de l’apprentissage ?

L’apprentissage est un ensemble de mécanismes menant à l’acquisition de savoir, savoir faire et savoir être. L’acteur de l’apprentissage est appelé apprenant, quant au rôle de l’enseignant, on lui préfère aujourd’hui le terme de « personne-ressource » ou de « facilitant ». Le flux de l’apprentissage est bien différent de celui de l’enseignement  « conventionnel » jugé aujourd’hui trop vertical. D’un côté,cet enseignement peut être représenté par un flux linéaire du haut vers le bas, plus descendant et subi alors que l’apprentissage le sera plutôt par un flux circulaire, connecté et choisi.

Les théories d’apprentissage sont variées et apportent à l’apprenant différents modèles et processus qui pourront être de l’ordre du comportemental, du cognitif, de l’émotionnel ou du psychologique.

Dans l’apprentissage s’instaure une relation entre l’environnement et l’individu, où ce dernier cherche à acquérir des réponses aux questions qu’il se pose. L’imitation et la modélisation en sont les modes d’appropriation les plus courants, et l’environnement est perçu comme une source permanente d’apprentissage social.

 

Quel lien peut être fait entre apprentissage et neurosciences ?

Les continuelles avancées des recherches en neurosciences nous éclairent et nous sortent de nos vieilles croyances à propos de l’apprentissage. Il tient à nous à présent de changer de prisme pour passer de l’enseignement « à l’ancienne » à des processus plus connectés qui émergent, venant nourrir cette plasticité neuronale et faisant la part belle à une vision plus distanciée.  Les méthodes d’enseignement seront transformées, allant vers un mode métacognitif et se définiront en termes de neuro-éducation.

Il ne suffit plus aujourd’hui d’être un expert ni de déployer une pédagogie descendante pour doper les facultés de ses apprenants. La pédagogie dite « habituelle » nécessitera d’aller au-delà des pratiques instaurées telles que la répétition, la visualisation et la mémorisation.
A cet effet, la connaissance approfondie de la construction mentale et de ses facultés me semble un prérequis de base pour déployer un enseignement opérant et efficient, au fait des dernières découvertes, rendant obsolètes certaines pratiques.

 

Quelles sont les conditions qui facilitent l’apprentissage ?

Du point de vue de Karl Rogers, les personnes-ressources ou enseignants doivent avoir un certain état d’esprit pour créer un climat propice à l’acuité attentionnelle et à la réceptivité des cerveaux face aux informations à intégrer :

  • l’authenticité (posture de la personne ressource)
  • la considération positive
  • l’empathie

D’autres conditions seront nécessaires pour que l’imprégnation s’opère, elles seront plus d’ordre méthodologique : ajouter du mouvement, du ludique, sans tomber dans les excès du jeu à tout prix.

 

Peut-on développer ses capacités d’apprentissage ? Et si oui comment ?

Oui ! Apprendre à apprendre ça s’apprend !
Selon les chercheurs il existerait 4 clés de voute à l’apprentissage :

  • L’attention
  • L’engagement actif
  • La reformulation
  • La consolidation

Il faudrait également tenir compte d’un élément majeur, celui du sommeil et de ses bienfaits, car Stanislas Dehaene estime que notre cerveau travaillerait plus la nuit que lorsqu’il s’escrime à apprendre.

Susciter l’engagement cognitif et permettre les meilleures conditions de l’apprentissage cela se construit avec un savant mix qui ne s’improvise pas mais s’élabore petit à petit. Les dispositifs, les processus et les contenus pédagogiques ont à évoluer en lien avec les découvertes scientifiques qui n’ont pas finit de nous étonner. A vous de réactualiser vos acquis !

Le mot de la fin…

« C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche. » Pierre Soulages

 

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[dt_quote font_size= »normal » background= »fancy »]Catherine Berliet est consultante, coach professionnelle, formatrice mais également auteure d’ouvrages en développement personnel et management. Ses domaines d’expertise sont la communication et l’efficacité professionnelle. Intervenante EFE depuis plus de 10 ans, elle anime les formations « Apprendre à apprendre »,  « Assertivité et Leadership niveau 2 »,  « S’affirmer en situation professionnelle », « Mieux gérer son temps pour gagner en efficacité ».[/dt_quote]

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