Valeurs et vision : incarnez-les pour booster votre management !

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[vc_row][vc_column][vc_column_text]La notion de leadership, qui fait l’objet d’une abondante publication depuis plusieurs décennies, met en question des aspects de différents ordres. D’une part, on retrouve des aspects techniques qui vont au-delà des volets organisationnels, financiers ou stratégiques. Ces derniers vont également vers un champ plus personnel qui concerne les aptitudes à communiquer avec des interlocuteurs variés dans des configurations diverses, à décider, à fédérer une équipe autour d’un projet, etc. D’autre part, on retrouve des aspects plus évanescents voire mystiques qui sont parfois approchés par le terme « charisme » ou  des expressions comme « il (elle) a les épaules » ou « il (elle) a l’étoffe ». Nous touchons là au domaine de l’incarnation.

 

Alors de quoi la notion d’incarnation parle-t-elle ?

Le charisme est étymologiquement un don divin, un pouvoir quasi surnaturel qui procure à la personne qui en bénéficie une forte capacité d’influence sur un groupe humain qui se trouve en état de fascination.

Vu ainsi, de deux choses l’une : soit vous avez le don, soit vous ne l’avez pas. Soit vous l’incarnez soit vous ne l’incarnez pas. Nous ne sommes pas là dans le registre de la compétence, mais de la foi, celle d’avoir ce don d’origine extra-humaine qui vous distingue du commun des mortels, de ceux qui ne seraient de cette étoffe dont sont issus les héros.

Alors, de quoi la notion d’incarnation parle-t-elle ? Est-elle l’expression d’une grâce quelconque qui touche des élu(e)s, ou bien est-elle simplement la façon de représenter une grande cohérence entre le comportement de la personne en responsabilité et le discours qu’elle tient sur le comportement à tenir, respectueux des valeurs prônées, vertueux.

Nous touchons ici à la notion de pouvoir d’entrainement de l’effet modèle. Les actes portent plus que les paroles. La notion d’exemplarité nous parait moins opérante que celle de modélisation par sa dimension potentiellement écrasante, presque inhumaine qui pourrait y être attachée.

 

L’importance des valeurs incarnées

Les valeurs auxquelles se réfèrent un collectif, une organisation, prennent toute leur sens et expriment leur puissance quand elles sont portées, incarnées, vécues par leur responsable et plus généralement par l’équipe d’animation managériale. Refaisons un détour par l’étymologie de charisme, qui nous apprend que le don était accordé au service du bien commun, au service de la communauté et pas au profit personnel de celui qui en était dépositaire.

Revenons au responsable. Si sa cohérence, sa capacité de conviction et d’action, est au service du bien de l’équipe, de l’organisation et, pourquoi pas, au service du bien commun et qu’elle est perçue comme telle, il trouvera alors un écho favorable autour de lui qui sera facteur d’engagement, de motivation, de loyauté auprès de ses collaborateurs directs. Et cela se propagera probablement par capillarité, de proche en proche, dans les équipes un peu plus éloignées.

 

Une autre dimension, la vision

Au-delà d’une cohérence personnelle et de valeurs traduites en comportement tangible, une autre dimension est de celle de la vision. Là encore, cela risque de convoquer une aptitude surhumaine, la capacité de voir ce qui n’est pas encore, d’être visionnaire. Elle peut être considérée comme un art ou un don divinatoire. Elle peut aussi être le fruit d’une réflexion stratégique à expliquer ensuite, ou encore, lorsque l’incertitude reste trop élevée malgré le déploiement de l’attirail prospectif, comme l’occasion d’une réflexion collective qui permet de faire émerger des éléments de cheminement fédérateurs. Le témoignage de Bertrand Martin dans le livre « Osez la confiance : propos sur sur l’engagement des dirigeants » (ed. Eyrolles) est sur ce point remarquable.

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Le management est une discipline, plus qu’un art ou un don. S’il est préférable d’avoir le goût de développer des compétences dans un champ relationnel et communicationnel, il passe par la prise de conscience que « management bien ordonné commence par soi-même » pour pasticher un adage à connotation religieuse. C’est-à-dire de veiller que ses actes, ses paroles, son comportement, autant de puissants leviers de modélisation, soit mis au service de la fédération d’un collectif au travail autour d’une vision partagée et vivante autour de valeurs communes.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

[/vc_column_text][dt_quote font_size= »normal » background= »fancy »]Bruno BOUSSUGE est coach et consultant avec une spécialité sur l’efficacité collective et les organisations apprenantes. Après plus de 20 ans dans le monde audiovisuel et dans l’industrie financière à manager des équipes sur des projets innovants, il intervient aujourd’hui en accompagnement d’équipe en privilégiant la qualité relationnelle au service de l’efficacité opérationnelle. Intervenant EFE, il anime les formation « Management bienveillant », « Manager une équipe de managers » , « Piloter la relation client dans les projets »  et « Manager en incarnant des valeurs et une vision »[/dt_quote][/vc_column][/vc_row]