Comment gagner du temps en 4 bonnes pratiques ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Si je vous dis : S = K  log (w)

Que me dites-vous ? Une formule ? Une équation ?
Vous donnez votre langue au chat ?

C’est l’équation du temps établie par le physicien et philosophe autrichien Ludwig Boltzmann en 1877 d’après les lois de Newton. Cette formule considère « qu’il existe un lien entre le monde macroscopique où les processus naturels sont irréversibles, et le monde microscopique des particules, où les processus sont réversibles dans le temps. » (Source : Roman Ikonicoff, « Repenser le monde », Science et Vie, N°1197)

Ceci est une excellente nouvelle, car face à la pression obsédante du temps, face à l’évidence de notre relativité et face à une ressource temps qui nous est comptée, nous n’avons d’autre choix que celui de nous remettre en question inlassablement en créant de nouveaux processus, histoire de gagner notre bataille contre Chronos.

Voici 4 bonnes pratiques qui pourraient changer beaucoup de choses dans votre relation au temps :

  • Se soustraire aux croyances

En particulier celle qui consiste à imaginer « qu’il est inutile de perdre du temps à vouloir en gagner ».  A l’inverse, considérer notre ressource temps comme une richesse à traiter avec une attention toute particulière, dussions-nous y perdre du temps dans un premier temps. Les chercheurs d’Harvard nous suggèrent à cet effet, d’y consacrer une journée par mois pour ne faire que réfléchir à nos modes opératoires et identifier ceux qui sont à modifier, à améliorer, ou pas…

  • Découvrir des territoires d’efficience

L’efficacité a vécu et nous avons beau brandir cette expression comme un sésame absolu : « efficacité pro par ci, efficacité pro par là », le terme s’est galvaudé pour devenir in fine une espèce de tarte à la crème ou de mot fourre-tout qui ne veut plus rien dire. Aujourd’hui ladite efficacité ne constitue plus que le minimum syndical de notre capacité à réfléchir, observer, décider, agir ou produire.

C’est pourquoi il est temps de changer notre logiciel pour une notion plus fine de notre relation au temps : « l’efficience » un vocable intégrant de nouveaux paramètres tels que :

  • l’intelligence de l’action
  • la stratégie de l’action
  • la performance de l’action
  • la créativité dans l’action

Soit une autre manière d’envisager son rapport au temps, et de lui donner du sens.

  • Privilégier la simplicité

Si comme le disait Steve Jobs, « Elle est le summum de l’élégance », alors il est temps de traquer toutes les complications que nous élaborons jour après jour qui nous éloigne du temps juste. Posons-nous les vraies questions qui consistent à identifier ce qui peut-être épuré, simplifié ou supprimé, ce qu’on appelle aussi les voleurs de temps. L’idée majeure étant d’aller vers un gain de temps et vers la mise en place d’automatismes qui nous dispensent d’émettre un avis sur la question et nous rendent ainsi beaucoup plus diligents.

  • Boycotter le travail en solo et le travail en silos

Pour atomiser notre gestion du temps, donnons la préférence  au travail collaboratif et utilisons les nouveaux outils à notre disposition, qu’ils soient digitaux, numériques ou pas, ludiques, créatifs ou pas. Cette boîte à outils sera à composer en lien avec notre univers professionnel. Elle sera adaptée aux exigences, à la réalité quotidienne et au style de comportement de chacun.

Quels sont d’après vous les ennemis de notre efficience ?

En m’appuyant sur une expertise de plus de 20 ans dans l’entreprise, je m’aperçois que les ennemis de l’efficience sont principalement :

  • La routine
  • Le perfectionnisme
  • Le manque d’objectifs clairs

La routine est mère de nombreuses dérives, c’est pourquoi se remettre régulièrement en question ou donner un grand coup de pied dans la fourmilière, constituent des  pratiques d’hygiène comportementale indispensables à notre quête d’efficience. A cet effet les formations me semblent l’occasion de faire un point salutaire sur les sujets qui nous intéressent.

Le perfectionnisme est chronophage. Même si cela peut vous paraître provocateur, la paresse est un excellent déclencheur d’efficience. La question qui devrait nous habiter en permanence est : « Que puis-je faire pour délivrer la même qualité en moins de temps ? » Ce qui sous-tend implicitement d’arrêter de produire des inutilités ou du superfétatoire et de tordre le coup au « More is better ».

L’absence d’objectifs est une menace pour nos plannings. Nous ne savons pas nous fixer des objectifs et faisons un joyeux méli-mélo entre les trois notions que sont la finalité, le but et l’objectif… Nous ne fonctionnons souvent que par buts successifs, or nous n’aidons pas notre cerveau en lui envoyant des informations de basse définition. La magie s’opère dès que nous appliquons une méthode PNL que nous devrions apprendre à l’école, et que je m’applique à déployer dans chacune de mes formations.

Que pensez-vous de la procrastination que vous n’avez pas nommée comme étant un piège ?

La procrastination est vilipendée et pointée du doigt. Pourtant il me semble que ce mécanisme, tant qu’il ne devient pas une défense systématique, est une solution douce et recevable pour aborder ce qui nous ennuie. Tout n’est pas binaire en gestion du temps. Se laisser du champ, ce peut être aussi faire la part belle à la synchronicité ou aux coïncidences porteuses de réponses inespérées. La procrastination incarne la primauté du principe de plaisir sur le principe de réalité, car elle entend nous soustraire à une réalité vécue comme stressante. La procrastination est  peut-être aussi l’occasion d’utiliser ce que les chinois appellent « Le Che », c’est-à-dire : le temps opportun, une notion que les occidentaux ont du mal à appréhender et sur laquelle il serait bien que nous nous penchions.

Quels sont les outils que vous préconisez pour gagner du temps ?

Je me suis formée en Sketchnoting il y a 2 ans, et je considère cet outil comme une occasion supplémentaire de simplifier son travail, de gagner du temps et d’alléger la masse d’informations qui génère souvent une surcharge cognitive et ouvre la porte au burn-out. Le Sketchnoting est donc un outil que je fais découvrir dans mes formations car il permet de transformer la multiplicité des données qui nous sont livrées en une représentation graphique visuelle organisée et créative. Une façon de s’amuser en travaillant et de dédramatiser son plan de charge.[/vc_column_text][dt_quote font_size= »normal » background= »fancy »]Catherine Berliet est consultante, coach professionnelle et formatrice. Ses domaines d’expertise sont la communication et l’efficacité professionnelle. Elle est également auteur d’ouvrages en développement personnel et management. Intervenante EFE depuis plus de 10 ans, elle anime les formations « Assertivité et Leadership niveau 2 »,  « S’affirmer en situation professionnelle », « Mieux gérer son temps pour gagner en efficacité ».

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