Estime et confiance en soi : les clés pour les booster !

Stéphanie MarecauxStéphanie Marécaux, sophrologue, formatrice en communication/développement personnel depuis huit ans, et journaliste experte en Santé/Bien-Etre. Formée aux techniques théâtrales (Cours Florent) et certifiée en PNL, elle se passionne pour la qualité de vie au travail et accompagne des collaborateurs et managers dans le cadre de missions formation/coaching.

Partenaire d’EFE, elle anime les formations : « Développer son intelligence émotionnelle », « Gagner en estime de soi pour atteindre ses objectifs » et « Développer son intelligence relationnelle »


S’estimer et se respecter sont deux préalables essentiels à notre développement personnel, dans le domaine privé mais aussi dans le secteur professionnel. Plus une personne s’estime elle-même, plus elle ose prendre des initiatives au travail, développant ainsi sa créativité. Plus elle entretient aussi des relations interpersonnelles positives car elle ne se sent pas menacée par son entourage : elle ne craint pas outre mesure d’être critiquée, désapprouvée, ni rejetée… Elle se fait confiance et ose s’engager, faire des choix et trancher car elle se donne des droits : d’exprimer, de s’affirmer, de dire non, de demander…

Toutes ces ressources dépendent du degré d’estime de soi que l’on s’accorde.

Qu’est-ce-que l’estime de soi au juste ?

L’estime de soi définit la valeur que l’on se porte. C’est un jugement personnel. L’estime de soi repose donc sur ce que nous pensons de nous-mêmes, de la manière dont nous nous percevons, dont nous nous évaluons. Selon certains spécialistes, l’estime de soi peut varier selon les domaines. Il est ainsi possible d’avoir une faible estime de soi au travail et une bonne estime de soi dans le domaine privé. L’estime de soi, mouvante et indispensable à notre santé physique et mentale, assouvit notre besoin de reconnaissance.

Une personne à haute estime de soi sait tirer parti de ses erreurs.

Une personne avec une haute estime de soi est plus performante dans son travail par le simple fait qu’elle s’autorise le droit à l’erreur. Consciente de ses limites, elle cherche néanmoins à évoluer et à progresser, sans se dévaloriser systématiquement à chaque petit couac, désaccord ou recadrage.

Votre projet n’a pas réussi à convaincre vos collaborateurs? Votre patron vient de pointer quelques imprécisions dans votre dernier dossier ? Votre dernière négociation n’a pas abouti ? Dans ces cas précis, quelle position avez-vous tendance à adopter ?

Si vous avez une basse estime de soi, vous risquez de vous accabler, une fois encore, de tous les reproches, stigmatisant inéluctablement vos erreurs : « j’aurais dû faire attention… »; « c’est ma faute… » ; « quel(le) incompétent(e) je fais ! »… A l’inverse, si vous jouissez d’une bonne estime de soi, vous aurez tôt fait de tirer un enseignement constructif de la situation : « quelle(s) leçon(s) puis-je tirer de mon erreur ? » ; « comment rectifier le tir ? » ; « comment faire mieux la prochaine fois ? ».

En clair, la personne à haute estime de soi a conscience que chaque erreur est source d’apprentissage et qu’on peut apprendre de ses erreurs. Ainsi, elle développe un état d’esprit plus ouvert à la solution, qui permet d’envisager chaque situation délicate à sa juste valeur, sans dramatiser.

A l’inverse, une personne à basse estime de soi s’empêche de réussir !

Sans estime de soi (et confiance en soi), comment peut-on alors imaginer se fixer des objectifs professionnels et les atteindre ? Chaque acte, chaque mission est dévalorisée ou vécue comme l’occasion d’échouer, une fois de plus. Car faut-il le rappeler, une personne dont l’estime de soi est fragile a tendance à minimiser ses performances : « ce dossier, ce n’est rien du tout » ; « tu aurais fait aussi bien que moi », « c’est normal, c’est mon job… ». Elle est souvent victime de ce que l’on appelle le syndrome de l’imposteur : elle se considère volontiers comme un un dilettante, malgré son expérience et sa qualité de travail soulignée et appréciée par ses collègues et supérieurs…

Et pour cause, elle n’envisage pas le droit de réussir ! Elle redoute plus que tout l’échec, s’enfermant dans l’inaction voire le défaitisme. Ce qui la ronge et écorne un peu plus le peu d’estime qu’elle s’accorde. Le meilleur moyen de sortir de ce cercle vicieux ? AGIR, en adoptant la politique des petits pas. En gardant bien à l’esprit qu’il n’y a pas de petits succès : chaque acte, si minime soit-il, renforce l’estime de soi.

Quid de la confiance en soi ?

La confiance en soi implique l’agréable certitude que l’on peut compter sur soi pour faire face aux situations difficiles. C’est la confiance en soi qui nous permet d’agir, de prendre des risques, d’oser, de changer… Elle permet de satisfaire davantage le sentiment de sécurité. Elle compose un des trois socles de l’estime de soi (avec l’amour de soi et la vision de soi).

6 clés pour améliorer l’estime de soi au travail :

  • Acceptez les compliments, sans les atténuer ni les rejeter en bloc. L’idée ? Ne pas négliger systématiquement vos compétences et les assumer ! On vous félicite pour votre dossier ? Remerciez votre patron ou collaborateur sans minimiser votre rôle. Un « Merci » cordial suffira. Cette démarche peut paraître compliquée à appliquer au départ, mais elle est un premier pas sur le chemin de l’estime de soi…
  • Listez vos qualités et vos défauts, pour apprendre à mieux vous connaître. Une personne avec une basse estime de soi se connaît souvent mal. Ainsi, elle ne se met pas souvent en valeur et modifie souvent son discours en fonction de son entourage (par souci d’approbation). Prendre conscience de ses forces et des ses limites permet de se positionner et de mieux s’affirmer.
  • Ne confondez pas votre identité (je suis) et vos capacités (je fais). Certes, vous avez « raté » votre dernière présentation orale, mais vous n’êtes pas une « ratée » pour autant ! Prendre la responsabilité de vos actes est une manière de vous donner la possibilité de les améliorer ou de les changer, si besoin, sans vous remettre en cause en tant que personne. Vous reprenez les choses en main et devenez acteur.
  • Privilégiez l’action. Chaque acte contribue à augmenter l’estime de soi. Pour commencer, choisissez des actions qui sont facilement à votre portée (prendre la parole à la prochaine réunion ; expliquer à une collègue qui vous demande de l’aide que vous êtes occupée en ce moment….) Plus vous réussirez à passer à l’action, plus vous remporterez des petites victoires (sur vous-mêmes) et plus vous reprendrez confiance, progressivement.
  • Affirmez-vous. Peur de défendre votre point de vue devant votre patron ou de prendre une décision ? Osez exprimer ce que vous pensez ou ressentez sans crainte de déplaire, de décevoir ni d’être jugé(e). En assumant votre droit de vous affirmer (donc de vous distinguer), sans agressivité, vous renforcez l’estime de soi.
  • Accordez-vous des permissions. En voici quelques unes et répétez-les régulièrement : « je peux être moi-même, même au travail » ; « je peux réussir » ; « je peux avoir des idées » ; « je peux prendre des initiatives », « je peux faire confiance »…