Le leadership managérial : qu’est-ce que c’est ?

leadership managérial

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Qu’est-ce que le leadership managérial ?

Les publications sur le sujet sont nombreuses, et nous constatons que les définitions sont variées. La notion de leadership étant complexe, elles permettent d’en donner des perspectives complémentaires en l’enrichissant.

Il y a cependant un point sur lequel toutes les approches se rejoignent : le leadership est la capacité à mobiliser un groupe de personnes vers la réalisation d’un objectif.

Ce qui va varier suivant les leaders, ce sont les leviers que chacun va actionner pour y arriver. Ces leviers sont autant de compétences que le leader peut développer pour augmenter son efficacité.

 

Le leadership repose sur trois piliers :

Tout d’abord, il est en partie le résultat d’un apprentissage. Nous contredisons donc l’idée reçue selon laquelle le leadership serait inné. Le travail consiste tout d’abord à identifier ses axes de progrès par rapport à une liste des qualités et compétences du leader idéal, puis évidemment à les développer.

Par ailleurs, certains environnements familiaux et sociaux favorables ou certaines qualités naturelles constitue le fameux coté « inné », qui correspond au deuxième pilier.

Enfin, Le leadership est aussi une posture particulière, principalement caractérisée par la vigilance. Elle suppose un éveil permanent par rapport à son environnement professionnel, mais aussi social, culturel ou économique. En effet, le leadership se nourrit des opportunités, non pas dans une attitude passive mais par la capacité à déceler le bon projet, au bon moment, au bon endroit.

 

On peut être leader sans être manager et inversement, quelles sont les différences entre leadership et management ?

« Un leader sait ce qu’il faut faire, un manager sait seulement comment le faire.» (K. Adelman)

Cette vision d’un leader qui serait essentiellement un visionnaire, et d’un manager qui ne serait qu’un exécutant, est évidemment caricaturale.

Au quotidien, personne n’est seulement leader ou manager, mais plutôt une combinaison des deux rôles, avec un équilibre qui lui est propre.

Mais revenons à la caricature, pour mieux comprendre chacune des extrémités de l’échelle. Le leader innove, se concentre sur les besoins des personnes, s’appuie sur la confiance, a une vision à long terme, communique sur l’objectif et donne du sens … alors que le manager gère, se concentre sur les structures, s’appuie sur le contrôle, est concentré sur le court terme, structure et dicte les tâches.

Le défi pour chaque responsable est de trouver sa place dans ce continuum.

 

Pouvez-vous nous donner quelques clés pour développer son leadership managérial ?

Les principales que l’on peut citer sont les suivantes :

  • Mieux se connaître : La capacité d’un leader à emmener avec lui une équipe réside tout d’abord dans la connaissance qu’il a de ses propres modes comportementaux, et par conséquent de ceux des autres. Il peut ainsi développer une souplesse relationnelle qui lui permet de mieux répondre aux besoins de chaque membre de l’équipe. La connaissance de soi lui permet également d’identifier ses limites, ses ressources, ses besoins ou d’être au contact de ses émotions, et ainsi être plus efficace dans son rôle.
  • Communiquer : Les leaders savent que dans la communication, il est avant tout question de la relation à l’autre. Quand la communication est équilibrée, véhicule un intérêt sincère pour l’autre, et quand elle favorise les intérêts mutuels, elle devient un puissant levier d’adhésion pour le leader. Il utilise de façon cohérente tous les canaux et sait exprimer ses émotions, ses opinions, et agir de façon cohérente.
  • Construire, guide, développer et servir l’équipe : Le rôle de leader implique nécessairement l’existence d’un groupe de personnes à guider, à entrainer. Au travers d’un processus de construction, il va transformer le groupe en équipe, puis il va l’orienter dans une direction, sans oublier de donner du sens à l’action, dans laquelle chacun va trouver sa place dans un va-et-vient subtil entre intérêt personnel et collectif.
  • Décider : Le leader doit être au clair avec ses filtres et ses biais de perception. En prendre conscience va lui permettre de faire des choix plus rationnels ou en tout cas plus assumés. Mais le leader est également un manager qui, par sa curiosité, son ouverture ou la diversité de ses centres d’intérêt, va se doter d’une gamme d’informations ou d’options qui va faciliter ses décisions. Enfin, certaines décisions nécessitent deux qualités primordiales chez les leaders : du courage au moment du choix, et une responsabilité assumée dans leur mise en œuvre.
  • Gérer les situations difficiles et le changement : C’est dans la tempête que le rôle du leader est le plus attendu. Par sa capacité à conduire l’équipe hors de la tourmente, le leader va renforcer sa légitimité. De même, il répond à l’attente de son équipe quand il est visionnaire et conduit les changements indispensables à la pérennité de la structure, ou ceux qui vont donner un avantage concurrentiel à l’entreprise.

 

Vous animez la formation « Développer son leadership managérial », pouvez-vous nous donner quelques infos sur ce qui s’y passera ?

Je privilégie les méthodes pédagogiques mettant en œuvre l’expérimentation et le jeu. Les participants vivent des situations qui reflètent tout ou partie des situations professionnelles vécues couramment. Le débriefing est probablement la partie cruciale puisque c’est au cours de l’analyse de ce qui vient de se passer que les stagiaires construisent de nouvelles compétences. J’apporte ensuite un ancrage complémentaire en présentant le modèle théorique du concept qui vient d’être vécu.

Je m’attache également à coller au plus près de la réalité et du quotidien des stagiaires en prenant appui sur leurs problèmes ou projets concrets.

 

Votre mot de la fin ?

J’insisterai sur la générosité ou le don de soi au service des autres et du projet qui, quand ils deviennent une posture, donnent un avantage déterminant au leader.
Dans l’idéal, le leader serait celui que le groupe a choisi, a « élu » parce qu’il considère que c’est celui qui est le plus à même de mener le groupe vers le succès. A partir de là, le leader doit servir le groupe et non « s’en servir », il doit alors exercer son pouvoir POUR et non SUR le groupe. C’est en donnant l’exemple que le leader peut espérer en retour des comportements collaboratifs au sein de son équipe.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

 

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[/vc_column_text][dt_quote font_size= »normal » background= »fancy »]Luis Rodrigues est coach diplomé et formateur-consultant en Management et Efficacité Professionnelle. Après 18 ans en entreprise, il a mis à profit son expérience des projets, des équipes et des organisations, pour concevoir et animer des dispositifs de formation et d’accompagnement individuel et collectif. Partenaire d’EFE, il anime les formations « Management transversal » et « Développer son leadership managérial« .[/dt_quote][/vc_column][/vc_row]